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Une tiny house autonome

Nous proposons plusieurs aménagements permettant d’avoir une tiny house autonome des réseaux d’électricité et d’eau.

Vous pouvez donc être en autonomie totale, ou installer un système hybride entre autonomie et réseaux.

  1. L’électricité dans une tiny house autonome
  2. Le chauffage dans une tiny house autonome
  3. L’eau dans une tiny house autonome

L’électricité dans une tiny house autonome

Pour s’alimenter en électricité dans une tiny house autonome, le plus simple reste encore d’installer des panneaux solaires. En effet, les panneaux peuvent suffire à la consommation de tout un ménage, si l’on accepte de faire quelques compromis et de surveiller sa consommation.

tiny house autonome en électricité panneaux solaires

Combien de panneaux solaires pour une tiny house autonome ?

Nous sommes tous et toutes habitué·e·s à un certain confort en termes d’énergie : on appuie sur l’interrupteur, et la lumière est. On ne réfléchit pas forcément à la possibilité de faire tourner une machine de linge, ou au nombre de thés que l’on boit dans une journée.

Dans une tiny house autonome, c’est un peu différent. Il est important d’adapter le kit de panneaux solaires à la consommation prévue.

Nous utilisons notre outil de dimensionnement d’installation solaire en tenant compte de tous vos appareils électriques.

En prenant en compte les appareils, leur puissance et la durée d’utilisation journalière (ou hebdomadaire, ou mensuelle, pour certains appareils), on peut prendre une décision quant au nombre de panneaux, mais également choisir la batterie adaptée.

Est-on obligé d’être en autonomie totale ?

Non ! Une tiny house peut être autonome, mais nous installons également des systèmes hybrides. Ainsi, vous pouvez utiliser vos panneaux solaires en temps normal, et utiliser l’électricité du réseau si vous êtes à court.

Cette solution peut être particulièrement utile si vous décidez de mettre votre tiny house en location. En effet, s’il est facile de surveiller sa propre consommation d’énergie, il est plus compliqué de contraindre vos hôtes à être raisonnables. Et quoi de pire que de laisser des vacanciers sans électricité la moitié de leur séjour ?

C’est pourquoi nous pouvons prévoir un système qui est alimenté à la fois par les panneaux et par le réseau.

Quels sont les compromis à faire dans une tiny house autonome ?

D’une part, il faut surveiller sa consommation. Pour cela, on peut installer un écran de monitoring, qui indique notamment l’état de la batterie. Ainsi, lorsque la batterie est presque vide, vous savez qu’il vous faut réduire votre consommation afin de conserver de l’énergie.

D’autre part, il vous faudra abandonner (ou presque) les appareils sur résistance. En effet, ceux-ci vident les batteries d’un coup.

Par exemple, il est impossible de se chauffer au radiateur électrique, ou encore d’utiliser sa bouilloire ou son sèche-cheveux de manière trop fréquente ou prolongée. On ne peut pas non plus cuisiner avec des plaques à induction.

Parmi les solutions alternatives à ces appareils, on a bien sûr le poêle pour le chauffage, ou la casserole d’eau pour le thé. Les plaques à gaz peuvent être mises sur bouteille afin de rester autonome des réseaux.

Le chauffage dans une tiny house autonome

Comme nous l’avons vu, dans une tiny house autonome, il est impossible de se chauffer avec des radiateurs électriques.

La solution est donc d’utiliser un poêle, qui permet de se chauffer sans consommer d’électricité, avec des carburants qui permettent l’autonomie.

tiny house autonome chauffage poele

Quel type de poêle choisir ?

Il existe plusieurs types de poêles, plus ou moins adaptés à la vie en tiny house autonome :

  • les poêles à bois
  • les poêles à granules ou à pellets
  • les poêles à gaz

Chacune de ces options présente des avantages et des inconvénients.

AvantagesInconvénients
Poêle à boisTrès esthétique
En fonte : bonne inertie thermique
Démarre sans électricité – aucun raccordement
Petites dimensions (30 * 30 * 30 environ)
Peut être salissant
Poêle à granulesPossibilité de le relier à un système domotique
Gestion à distance
Assez volumineux : prend de l’espace dans la tiny house
Poêle à gazFonctionne sur bouteille de gaz
Ne nécessite pas de tuyau d’échappement
Peu onéreux car pas d’installateur agréé
Assez peu esthétique
Prévu pour un chauffage d’appoint

Enfin, il est important de bien choisir la puissance de son poêle : en effet, les tiny houses de French Craft sont extrêmement bien isolées, avec de la laine de mouton. Ceci ajouté au tout petit volume à chauffer, on peut vite se retrouver à devoir ouvrir les fenêtres en hiver parce que l’on a trop chaud !

Par conséquent, le poêle choisi a une puissance idéale de 3 à 4 kW.

L’installation du poêle

Dans l’absolu, nous pourrions installer votre poêle nous-mêmes. Cependant, nous faisons appel à un sous-traitant. En effet, l’installation d’un poêle dans une tiny house autonome requiert l’intervention d’un installateur agréé.

Si ce n’était pas le cas, vous auriez du mal à assurer votre tiny house !

L’échappement est vertical : il se fait en toiture pour un tirage optimal.

Enfin, le poêle est isolé :

  • le conduit d’échappement est isolé par l’intérieur,
  • nous posons une plaque de Fermacell peinte avec une peinture « spécial chaleur » sous le poêle (qu’il soit posé au sol ou sur un meuble),
  • l’isolant dans le mur derrière le poêle ne peut pas être de la laine de mouton : ainsi, à contre cœur, mais afin de respecter la réglementation, nous posons à cet endroit de la laine de roche.

L’eau dans une tiny house autonome

L’utilisation de panneaux solaires et d’un poêle est plutôt facile et accessible. En revanche, pour ce qui concerne la gestion de l’eau, ça se complique !

En effet, il est plus difficile de gérer l’approvisionnement en eau, ainsi que l’assainissement. Mais nous avons des solutions.

tiny house autonome en eau

La récupération d’eau de pluie

Pour récupérer l’eau de pluie, nous installons des chenaux en toiture. Ensuite, l’eau est stockée dans une cuve souple.

Cette cuve peut aller jusqu’à 3000 litres de contenance, ce qui équivaut à une consommation d’eau d’environ 3 mois pour 1 à 2 personnes : 1 personne à l’aise, 2 personnes en faisant attention.

Nous plaçons en général cette cuve sous la tiny house, car elle est peu esthétique. Son format plat lui permet de ne pas dépasser l’emprise au sol de la tiny house autonome : ainsi, on peut aisément la dissimuler derrière une jupe, des claustras, des jardinières, etc.

La potabilisation

Notre partenaire Sotco est spécialiste de la gestion des eaux.

Nous travaillons avec eux pour la fourniture et l’installation d’un système de potabilisation. Il consiste en des filtres successifs, puis une stérilisation UV. Ce système vous permet donc d’avoir de l’eau potable au robinet et à la douche.

Attention cependant, il vous faudra être extrêmement rigoureux quant à l’entretien de ce système. En effet, vous devez d’abord faire un entretien annuel du système (environ 150 € / an). Mais au-delà de cet entretien réalisé par un professionnel, vous devrez veiller à surveiller la bonne tenue des filtres, et si nécessaire, la qualité de l’eau tout au long de l’année.

L’eau stockée en cuve peut faire l’objet d’une prolifération bactérienne, particulièrement par temps chaud. Votre santé dépend de la rigueur de votre entretien.

L’assainissement

Pour l’assainissement des eaux usées, nous installons également des filtres en sortie.

Dans le cadre d’une tiny house autonome, nous installons des toilettes sèches. Cela permet d’éviter d’avoir à assainir des eaux noires (toilettes), on n’assainit que des eaux grises (vaisselle, douche, cuisson, etc.).

Cependant, ce type d’assainissement doit être précisé dans votre déclaration de travaux en mairie. (Vous trouverez un récapitulatif des démarches administratives ici.)